Les contre-indications

L’EFS doit assurer la sécurité des donneurs comme des receveurs. Il prend toutes les mesures pour que le don de sang soit effectué dans des conditions de qualité et de sécurité optimales. . Il doit également s’assurer que le donneur est en parfaite santé pour faire son don. Environ 10% des personnes qui se présentent pour faire un don présentent une contre-indication mais, dans les trois-quarts des cas, cet ajournement n’est que temporaire.

Etat général du donneur

Pour pouvoir donner, le candidat doit peser au minimum 50 kg. Le don est proscrit en cas de grande fatigue, d'anémie, de diabète insulinodépendant ou de traitement pour des crises d'épilepsie. Les femmes enceintes ne doivent pas non plus donner et ce, jusqu'à six mois après l'accouchement. Pour les personnes sous protection légale (tutelle ou curatelle), le don est proscrit de façon réglementaire. 


Infections en cours

En cas de maladie virale (ex.: grippe, gastro-entérite…), il faut attendre deux semaines après la fin des symptômes pour pouvoir donner son sang. En cas de prise de médicaments (antibiotiques, corticoïdes en comprimés…), il faut respecter un délai de 14 jours après la fin du traitement. S'il s'agit de maladies transmissibles par le sang (syphilis, hépatites virales B et C, VIH), le don est proscrit.


Exposition à des risques d’infection

Après certains actes de la vie quotidienne, il faut respecter un délai déterminé avant de pouvoir donner son sang :
- 1 jour pour le traitement d’une carie ;
 
- 7 jours pour un détartrage ;
 
- 4 mois pour un piercing ou un tatouage ;
 
- de 7 jours à 4 mois pour une intervention chirurgicale ;
 
- 4 mois après le retour d’un voyage dans un pays impaludé (entre-temps, le don de plasma est cependant possible).


Les contre-indications d’ordre sexuel

Certaines maladies sexuellement transmissibles (MST), notamment le VIH, se transmettent également par le sang. Si l’EFS pratique un dépistage systématique (VIH, hépatite B, hépatite C…) sur tous les dons de sang, il existe cependant une période de plusieurs jours suivant l’infection où les anticorps dirigés contre le virus ne sont pas détectables. Pendant cette période, appelée « silencieuse » ou encore « fenêtre sérologique », la personne infectée est porteuse du virus et peut donc le transmettre alors même que les tests de dépistage sont négatifs. Ainsi, afin d’éviter tout risque de transmission chez les receveurs, l’EFS prend des mesures d’ajournement au don de sang, temporaire ou permanent, dans certaines situations d’exposition au risque.
Lorsque vous changez de partenaire, vous devez attendre un délai de 4 mois pour donner votre sang, même si vous avez utilisé un préservatif. D’une manière générale, lorsque vous avez un nouveau partenaire sexuel, il faut attendre un délai de 4 mois après le dernier rapport non protégé pour pouvoir donner votre sang.
Si vous êtes un homme et que vous avez (ou avez eu) des relations sexuelles avec un autre homme, vous ne pouvez pas donnez votre sang.
La mesure d’ajournement des hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes est fondée sur les données épidémiologiques. Ces données, produites par l’Institut national de veille sanitaire (InVS), à partir notamment du Baromètre Gay et de l’enquête Prevagay, montrent une prévalence
* du taux de séropositivité proche de 17,7 % parmi les homosexuels masculins (en augmentation depuis 2005, où ce taux était évalué à 14,7 %). Parmi les hétérosexuels, cette prévalence a été évaluée à 0,2 %. Le risque statistique d’être porteur du VIH est 100 fois plus élevé chez les homosexuels masculins que chez les hétérosexuels.
La contre-indication liée au fait d’avoir eu des relations sexuelles entre hommes est dite permanente et non définitive. Cette mesure est prise en fonction de l’état actuel des connaissances et des données. Les critères de sélection des donneurs de sang sont révisés chaque année.
Garantir aux malades des produits sanguins d’une qualité et d’une sécurité optimales est une des missions de l’EFS.
L’entretien avec un médecin avant le don et les tests de dépistage sont des étapes indispensables du process de sécurisation des dons. Mais parce que les tests effectués sur les produits sanguins ne peuvent pas toujours détecter une infection récente, il est ainsi très important d’être sincère et précis lors de l’entretien médical. En fonction des réponses que vous lui apporterez, le médecin peut décider de vous ajourner, de manière temporaire ou permanente. Sa décision a uniquement pour but de protéger votre santé et celle du receveur.
 
* La prévalence est une mesure de l'état de santé d'une population à un instant donné. Pour une affection donnée, elle est calculée en rapportant à la population totale, le nombre de cas présents de la maladie à un moment donné dans une population (que le diagnostic ait été porté anciennement ou récemment).
 

Divers

Pour les personnes ayant déjà subi une transfusion sanguine, une greffe d'organe, de tissus ou de cellules, le don de sang n'est pas possible, dans un souci de protection du malade mais aussi du donneur.
 
En cas de séjour en Grande Bretagne de plus de 12 mois entre 1980 et 1996, le don du sang est proscrit. Il existe en effet un risque théorique de transmission de l'encéphalopathie spongiforme bovine ou "maladie de la vache folle".
 
En cas d'injection de drogue par voie intraveineuse, actuelle ou passée, il existe un risque de contamination infectieuse, qui entraîne une impossibilité de don.
 
D'une manière générale, seule la personne qui effectue l’entretien médical pré-don est habilitée à décider de l'aptitude d’une personne à donner ou non son sang et examine chaque cas médical.  

Source EFS

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